Une antenne de téléphonie cellulaire sème l’inquiétude à Cantley

Inquiétude autour d’une antenne de téléphonie cellulaire

Des citoyens de Cantley craignent que l’arrivée d’une antenne de téléphonie cellulaire à proximité de leurs résidences nuise à la santé de leurs enfants.

Rogers Communications souhaite implanter une antenne haute de 115 mètres sur un terrain du chemin Connors Sud, près du Mont-Cascades.

Un projet que rejettent Dominic Gingras et sa conjointe Heather Richardson. Les résidants de Cantley craignent les répercussions possibles sur la santé de leurs filles, âgées de deux et quatre ans. L’antenne de Rogers serait la deuxième à être installée près de leur résidence, puisqu’il y en a déjà une appartenant à Telus.

«S’ils mettent une deuxième antenne, on envisage de déménager, affirme M.Gingras. On a choisi d’être en campagne pour jouir de la nature, et là, ça vient gâcher notre jouissance parce qu’on est littéralement à l’ombre de l’antenne. Ça, c’est sans compter l’effet que ça pourrait avoir pour nos deux filles.»

Les élus de Cantley n’ont pas encore pris position. Des discussions sont toutefois prévues la semaine prochaine, lors de la réunion du conseil municipal.

«Industrie Canada semble avoir une politique d’imposer ça aux municipalités, que les gens soient contents ou non», déplore cependant le maire de la municipalité, Stephen Harris.

Consultations décevantes

M.Gingras et sa conjointe déplorent que dans le processus de consultation prévu par Industrie Canada, la remise en question des normes de sécurité de Santé Canada quant aux ondes électromagnétiques et l’impact possible d’une antenne sur la valeur foncière des propriétés sont considérées comme des «préoccupations non pertinentes».

Or, les détracteurs des antennes-relais considèrent que les normes de Santé Canada sont plus permissives que dans bien des pays européens, et que cela expose donc la population à certains risques. «Les effets néfastes de ce genre de tour-là ne sont pas connus», estime M.Gingras.

Chez Rogers, le porte-parole Sébastien Bouchard soutient que toutes les préoccupations soulevées par les citoyens seront considérées.

«En tant qu’entreprise qui fait affaire avec le public, c’est évident qu’on considère tous les commentaires qu’on reçoit», affirme-t-il. Le projet du chemin Connors Sud découle de l’obligation de déplacer les deux antennes (dont celle de Rogers) actuellement situées sur le Mont-Cascades, explique-t-il. Le nombre d’antennes dans le quartier passerait ainsi de trois à deux. «C’est un bon compromis qui, selon nous devrait satisfaire le public», a indiqué le porte-parole de Rogers.

La question des micro-ondes

Le comité sur la santé de la Chambre des communes se penche actuellement sur l’impact des micro-ondes sur la santé humaine.

L’Institut national de la santé publique du Québec se penche aussi sur la question et procède à un «examen de la problématique».

Le ministère de la Santé maintient tout de même que selon les données scientifiques actuelles, les émissions provenant des antennes de télécommunication sont trop faibles pour causer des effets néfastes.

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