Vers une logistique verte : les entreprises du transport s’engagent pour un avenir écologique.

En vue de la lutte contre le réchauffement climatique, les entreprises doivent réduire leurs impacts environnementaux dans tous leurs domaines d’activités, y compris la logistique. Selon un rapport d’IBM Research Insights, plus de la moitié des consommateurs préfèrent des marques avec de faibles émissions de CO2 dans le but de réduire leur impact environnemental personnel. Toutefois, de nombreuses entreprises s’abstiennent à l’idée d’adopter la logistique durable ou verte à cause des investissements nécessaires pour la réaliser. Alors pourquoi les clients demandent-ils plus de durabilité ? Et quelles sont les solutions pour avoir une logistique plus écologique tout en étant rentable ?

Quel impact l’industrie logistique a-t-elle sur l’environnement ? Et pourquoi les clients demandent-ils plus de durabilité ?

Les déchets des industries polluent la terre, l’eau et l’air, ce qui dégrade l’environnement et la biodiversité

La logistique verte englobe tout ce qui concerne le réseau logistique, les livraisons, la gestion de la production, des déchets, des emballages, du stockage ainsi que la consommation d’énergie. Elle se définit par la réduction de l’impact environnemental d’un produit ou d’un service pendant sa fabrication et sa consommation.

L’industrie logistique peut alors causer de diverses pollutions en fonction de sa catégorie. D’abord, le système de transport qui dépend d’énergies non renouvelables constitue l’une des principales sources d’émissions de carbone, ce qui en fait le principal coupable du changement climatique. Ensuite, les déchets et les emballages non-biodégradables peuvent engendrer des pollutions de l’eau ou du sol selon l’endroit où ils sont déposés et évacués. Enfin, l’énergie et les matériaux utilisés pour la production et le transport influencent considérablement le degré de la pollution de l’air. Tous ces types de pollution entraînent plus ou moins la dégradation de l’environnement ainsi que de la biodiversité.

C’est pourquoi la transition vers la logistique verte devient urgente et doit être un besoin de première nécessité. D’autant plus que d’un autre côté, la demande des clients pour la durabilité logistique est aussi l’une des premières raisons principales de cette transition. En effet, les clients ont maintenant une préférence pour les produits bénéficiant d’une logistique durable. Cela peut s’expliquer par le fait que chaque citoyen veut aussi réduire son impact environnemental à sa façon de consommer et à son mode de vie.

Comment le plus grand parc logistique de France améliore-t-il sa durabilité ?

Le plus grand parc logistique de France abrite de nombreuses entreprises

Connu pour être la plus grande plateforme logistique de France et 3e en Europe, le parc d’activité des Chesnes s’engage maintenant à diminuer leur impact environnemental en transitant vers la logistique verte. De ce fait, ils ont conclu des partenariats environnementaux et économiques avec des organisations et des plateformes comme le CAPI, le CCI, le MOV’ICI et bien d’autres. Ces partenariats ont permis au parc de mettre en place des solutions pour minimiser leur empreinte de carbone, telles que :

·         Le covoiturage ;

·         L’utilisation des transports communs (bus, train…);

·         L’accélération de la digitalisation ;

·         L’incitation des autres sociétés à opter pour le transport durable ;

·         La création des sources d’énergie renouvelable ;

Pour cela, de nombreuses entreprises du parc ont participé à une réunion le 10 octobre à Villefontaine pour leurs transitions énergétiques. De nombreux ateliers ont été proposés pour accélérer la logistique verte au niveau de l’ensemble du parc.

Explorez avec nous l’avenir des transports, de l’électrique à l’hydrogène, avec le groupe Transports Coquelle.

L’une des entreprises qui ont participé à la réunion est le groupe de transport Coquelle qui s’intéresse fortement au transport logistique vert. Vincent Fabre, chargé d’accompagner le groupe dans sa transition énergétique à déclarer que l’entreprise s’engageait déjà dans les véhicules au biocarburant, il y a de cela quelques années. Il a aussi précisé qu’à l’avenir, le domaine du transport, qui est la première cause de l’émission de CO2 en France, doit se lancer dans le mix énergétique à cause des réglementations dues à la neutralité carbone.

Ce mix se définit entre autres à changer de source de carburant comme les biocarburants, le bio carburant diesel, le bioéthanol fabrication, l’hydrogène et l’électrique. En effet, il est convaincu qu’il n’y aura pas qu’une seule source de carburant en raison de l’économie (offre et demande) et des matières premières. Dans cette optique, le groupe Coquelle a investi dans le B100 (biocarburant), pour cela, il a fait appel à Renault truck qui lui a livré une centaine de camions. Pour finir, une longue étude a été faite pour leur transition vers l’électrique pour le transport et pour l’autoproduction d’énergie grâce à l’énergie renouvelable.

Pourquoi les marges étroites font-elles de la transition énergétique un défi financier ?

Pour réaliser la transition énergétique, les entreprises doivent massivement investir dans les matériaux et dans la construction

Dans le cadre de la logistique verte, de nombreuses entreprises sont encore perplexes à l’idée de l’appliquer à cause des investissements de grande envergure qui sont nécessaires aux réalisations de ce projet. Ceux-ci se définissent par le changement total du système énergétique, la création de nouvelles infrastructures pour l’autoproduction, de concevoir d’autres types d’emballage et bien d’autres. L’autre problème réside aussi dans le partenariat des entreprises. Chaque entreprise doit entreprendre la logistique verte afin que le cycle de vie d’un produit soit décarboniser.

Pour les entreprises comme Coquelle, les marges étroites ne permettent pas de mobiliser toutes ses ressources financières pour investir dans la logistique durable. La solution pour réaliser ce dernier est d’inciter toute la chaîne (les clients responsables, les fournisseurs…) à participer à la transition afin que tous les acteurs réduisent leur empreinte carbonique.

Ce processus sera bénéfique tant pour l’entreprise que pour les clients, car cela permet de trouver de nouveaux clients et de nouvelles opportunités. D’ailleurs, la logistique verte réduit la consommation énergétique, le coût de fabrication et du transport et l’émission de carbone.

Retrouvez les points clés du rapport du GIEC
https://www.carbone4.com/rapport-giec-points-cles

Travaux du GIEC
https://www.ecologie.gouv.fr/travaux-du-giec

Comprendre le GIEC
https://www.ecologie.gouv.fr/comprendre-giec

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