La pollution de l’air : une menace pour la santé publique

La pollution de l’air est un problème mondial souvent ignoré, mais elle représente le plus grand danger pour la santé de l’humanité. Les pays d’Asie du Sud, d’Afrique et d’Amérique du Nord sont les plus touchés en raison de leur niveau de pollution supérieur aux recommandations de l’OMS. La transition vers les énergies renouvelables est la seule solution efficace, mais cela nécessite d’importants investissements. Cet article de blog donne des réponses sur la façon d’effectuer cette transition.

Pollution de l’air : un ennemi invisible qui est négligé

La pollution de l’air est moins traitée que les autres pollutions. Cela est dû au fait qu’elle est invisible et que ses effets sur la santé se manifestent à long terme. Voyons voir de plus près, pourquoi cette forme de pollution serait le plus dangereuse.

Qu’est-ce que la pollution de l’air ?

La pollution de l’air détériore la qualité de l’air avec des particules nuisibles pour la santé des êtres vivants et l’environnement. En simplifiant, c’est changer l’air en ajoutant des particules nocives dues à des agents naturels et aux activités humaines. En effet, il existe deux types de polluants :

  • Les polluants primaires : elles désignent les agents nocifs rejetés directement par les activités des hommes. Tels que les gaz à effets de serre (dioxyde de carbone, méthane…), les dioxydes de soufre SO2, les métaux lourds, l’ammoniac, etc.

Les polluants secondaires sont créés lorsque les polluants réagissent entre eux dans l’air, formant un mélange toxique appelé Smog. C’est un mélange d’ozone O3 et de polluants qui crée un brouillard brun toxique, souvent présent dans les grandes villes.

Les causes de la pollution atmosphérique

Comme vous le savez, la principale cause de la pollution atmosphérique provient de l’activité humaine par l’émission de gaz toxique. L’air est pollué si la quantité de gaz nocif dépasse la norme recommandée par l’OMS dans un pays ou une ville :

  • De 5µg/m3 pour les particules PM2.5
  • De 15µg/m3 pour les particules PM10
  • De 60µg/m3 pour l’ozone 03
  • De 10µg/m3 pour le dioxyde d’azote NO2

Notons que ce seuil se définit par la mesure de la quantité moyenne du gaz nocif sur une période d’une année. Il est aussi appelé indice de qualité de l’air ou indice atmo. Comme nous l’avons vu précédemment, voici les causes des polluants primaires qui proviennent de l’émission de particules fines.

  • Le monoxyde de Carbonne : qui provient des voitures, des appareils qui utilisent le gaz, le bois ou le charbon ;
  • Les hydrocarbures : issus par l’utilisation des solvants et par des combustions des énergies fossiles ;
  • Le plomb : issu des activités métallurgiques, de l’exploitation minière et de la combustion de certains types d’essence ;
  • L’ammoniac : provenant des activités agricoles ;
  • Les composés organiques : provenant des trafics routiers, de l’industrie et des solvants ;
  • Le dioxyde de soufre : qui vient de la combustion des énergies fossiles ;
  • Les oxydes d’azote : issue par l’utilisation des engrais azotés.

Un problème très dangereux, mais négligé

Selon l’OMS, la pollution de l’air est responsable de plus de 5,5 millions de décès prématurés chaque année. Cela en fait la quatrième cause de mort prématurée dans le monde. Si la tendance continue, elle serait alors plus dangereuse pour l’homme que le tabac ou l’alcool. De plus, elle est responsable de nombreuses maladies et du changement climatique à cause des gaz à effets de serre. 

Malgré ce constat effrayant, les investissements dédiés pour la lutte contre la pollution atmosphérique restent insuffisants. Par exemple, il est beaucoup moins que les fonds pour combattre les maladies infectieuses comme le SIDA, la tuberculose et autres.

Ce qui signifie que la pollution de l’air est négligée, or elle présente un réel danger impactant même l’espérance de vie. Beaucoup de pays investissent dans la transition énergétique et préfèrent les énergies renouvelables plutôt que les énergies fossiles pour changer la situation actuelle. 

 

Les impacts de la pollution de l’air sur la santé de l’homme

La pollution de l’air a des effets négatifs sur le corps humain, à court et à long terme. Cela engendre énormément de maladies qui altèrent même l’espérance de vie de la population mondiale.  

Les maladies causées par la pollution de l’air

Les effets à court terme se manifestent après l’inhalation de l’air impur et nocif pendant des heures, des semaines ou des mois. Ces effets à court terme sont pour la plupart des maladies bénignes. Comme les toux, l’irritation nasale et des voies respiratoires, des essoufflements, la nuisance olfactive … Et ce sont les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes souffrant d’une pathologie chronique et les personnes âgées qui sont les plus vulnérables. 

Pour les effets à long terme, ils résultent de l’exposition continue de l’air pollué pendant une vie tout entière. Ceux-ci peuvent développer et engendrer des maladies chroniques et mortelles. Telles que l’ AVC, maladies cardiaques, cancer poumons, problèmes organes reproducteurs, hormones, diabète, troubles neurologiques, etc. 

Espérance de vie et pollution de l’air

Ces effets provoqués par la pollution de l’air affectent même l’espérance de vie humaine. L’OMS indique que l’espérance de vie diminue en moyenne de 2,3 ans dans le monde. Pour le tabac, cette diminution est de 2,2 ans et pour la malnutrition des enfants, elle est de 1,6 an. Ces chiffres montrent clairement que la pollution atmosphérique constitue la première menace externe pour la santé. 

Évidemment, la réduction de l’espérance de vie varie selon les régions. Et c’est ce que nous allons voir dans le prochain chapitre.

 

Les régions du monde les plus impactées et l’amélioration des luttes contre la pollution de l’air

Ce sont la plupart des pays de l’Asie qui sont les plus concernés par la pollution de l’air. Avant, la Chine était le plus touchée par cette pollution réduisant ainsi l’espérance de vie de sa population de 7 ans. Leur combat contre la pollution de l’air réduit celle-ci de 42,3% entre 2013 et 2023, augmentant l’espérance de vie de 5 ans.

Néanmoins, leur niveau de pollution de l’air reste 6 fois supérieur par rapport aux limites recommandées par l’OMS. S’ils atteignent cette limite, la population locale gagnerait à nouveau 2,3 ans de plus.

Selon l’EPIC, New Delhi en Inde est actuellement la ville la plus polluée au monde. Son taux de pollution de l’air est de 126µg/m3. Soit 25 fois supérieures au seuil recommandé par l’OMS. Les effets sur la santé sont très dangereux et réduisent l’espérance de vie des habitants locaux de 11 ans.

La ville de Bangladesh a une pollution de 74µg/m3 qui réduit l’espérance de vie des habitants locaux de 6,8 ans. Si la limite était respectée, les habitants de cette ville gagneraient près de 3 à 7 ans d’espérance de vie.  

L’air s’améliore dans les grandes villes en Europe et aux États-Unis, selon l’EPIC, pour les superpuissances. La pollution de l’air a baissé de 69% depuis 1970 aux États-Unis et de 80% entre 2000 et 2020 en Europe.

Ainsi, les États-Unis ont vu l’espérance de vie de sa population augmentait de 1,6 an et 2 ans pour l’Europe. Mais ce n’est pas suffisant pour la France car la pollution de l’air fait partie des trois premiers facteurs de décès prématuré. Ce facteur se situe après le tabac et l’alcool.

 

La transition énergétique : un bouclier contre les feux de forêt et le réchauffement climatique

La transition énergétique représente la meilleure solution pour lutter contre la pollution de l’air, mais aussi du réchauffement climatique en général. 

Lutte contre la pollution de l’air : un investissement vital

La lutte contre la pollution de l’air se manifeste par la diminution de la consommation de l’énergie fossile. En effet, les combustibles fossiles représentent la première cause de pollution due à l’émission des gaz à effet de serre et autres. De ce fait, les moyens de transport, les industries, les appareils servant de cette énergie doivent être réduits considérablement. Les foyers doivent réduire leur consommation d’énergie pour éviter les pertes inutiles.  

De plus, il faut moins utiliser le charbon, le bois ou le gaz pour éviter les gaz dangereux et protéger l’environnement. 

Les déchets émettent aussi des gaz toxiques dans l’air, une autre source de pollution. Les déchets doivent être recyclés ou incinérés car ils polluent l’air, le sol et l’eau. 

Pour pallier l’utilisation des énergies fossiles et des bois, la transition énergétique est indispensable. Pour cela, il faut privilégier l’usage des énergies renouvelables qui sont : 

  • L’énergie solaire : provenant des panneaux solaires photovoltaïques ;
  • L’énergie éolienne : peut-être produit en terre ou en mer ;
  • L’énergie géothermique : provenant des chaleurs du sol ;
  • L’énergie hydraulique ;
  • La biomasse : provenant des déchets, des résidus ou des excréments.

Chaque bâtiment peut aussi optimiser sa consommation en utilisant ses énergies renouvelables et en installe des isolants pour conserver de la chaleur.

L’appel à l’humanité : la nécessité de la transition énergétique

La pollution de l’air peut être stoppée en luttant contre le changement climatique. Le changement climatique provoque des feux de forêts et des mégas feux. En effet, ces catastrophes engendrent des émissions de particules fines provoquant la pollution aux particules.

La pollution de l’air cause le changement climatique à cause des gaz à effet de serre, créant ainsi un cercle vicieux. Celui-ci engendre à son tour les incendies des forêts et autres catastrophes qui accentuent la pollution de l’air.

C’est pourquoi la transition énergétique reste la seule solution nécessaire et indispensable pour pallier le réchauffement climatique et les pollutions. En effet, ces dernières peuvent causer des extinctions de nombreuses espèces d’animaux et de végétaux et même de la planète elle-même. 

 

Retrouvez les points clés du rapport du GIEC
https://www.carbone4.com/rapport-giec-points-cles

Travaux du GIEC
https://www.ecologie.gouv.fr/travaux-du-giec

Comprendre le GIEC
https://www.ecologie.gouv.fr/comprendre-giec

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