Portables en accusation

Etude du professeur George Carlo

Les autorités américaines ont financé pendant des années des recherches sur les effets des ondes électromagnétiques pour sécuriser les téléphones portables utilisés par les militaires. Quand le scientifique américain George Carlo révèle le résultat de ses recherches sur les effets néfastes des ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables sur le corps humain, les réactions ne se font pas attendre. L’industrie, qui avait accordé 28 millions de dollars à son laboratoire, lui a coupé les crédits.

tumeur cérébrale

Incidemment, sa maison fut complètement incendiée. Le professeur George Carlo préfèrerait oublier ce cauchemard, jusqu’à ce qu’une victime atteinte d’une tumeur au cerveau gagne son procès contre les industriels… Reprenant ses travaux, il cherche alors un moyen pour annuler cet effet nocif, mais la technologie est plutôt encombrante. Il a été alors mis au point une micro-puce qui annule l’effet nocif, l’EMX (à intégrer dans le portable), et cette invention a connu le succès le 16 juin 2005 en recevant un prix aux USA, mais on ne peut que regretter qu’il faille attendre le second trimestre 2006 (selon le conférencier) pour que les opérateurs commencent à sécuriser les téléphones portables. Affaire à suivre.
Documentaire réalisé par Klaus SCHEIDSTEGER, diffusé jeudi 18 mai 2006 à 23h sur France 2

On prend les gens pour des cobayes…

EMFPour l’OMS, « l’état des connaissances actuelles présente des lacunes qui doivent être comblées pour permettre une meilleure évaluation des risques sanitaires. Il s’écoulera des années avant que les recherches nécessaires sur les radiofréquences soient menées à terme pour être évaluées et que les résultats finals soient publiés. »
Le Projet international CEM, dont l’objectif est d’évaluer les effets de l’exposition aux champs électriques et magnétiques compris dans les fréquences de 0 à 300 GHz sur la santé et sur l’environnement, n’a pas abouti à des conclusions valables. (cf. Publications du CEM)
« Le projet CEM était corrompu dès le départ, estime Andrew Marino, professeur de biologie cellulaire au Centre des sciences de la santé de l’université de Louisiane (Etats-Unis). Michael Repacholi était connu depuis plus de six ans comme consultant rémunéré et porte-voix des compagnies responsables de générer de la pollution électromagnétique. »
Le discours rassurant de l’OMS sur les risques liés à l’utilisation des téléphones portables est bousculé par une nouvelle étude israélienne, partiellement financée d’ailleurs par l’organisation onusienne.

Les radiations émises par les appareils augmenteraient clairement les risques de cancer des glandes parotides, situées près de l’oreille.

Le Dr Sigal Sadetski et ses collègues du Centre médical Tel Hashomer de Tel Aviv (Israël) se sont penchés sur 402 tumeurs bénignes de la glande parotide, et 58 tumeurs malignes diagnostiquées chez des adultes israéliens. Interrogés sur leurs habitudes téléphoniques, ils ont vu leurs résultats comparés à ceux de personnes en bonne santé. Sans ambigüité aucune, ils relèvent « un lien de cause à effet entre l’utilisation des portables et le développement de tumeurs des glandes parotides ». Et plus l’usage du téléphone est prolongé, plus le danger paraît important. « Le risque est (ainsi) augmenté de 50% chez les personnes qui utilisent leur portable pendant plus de 22 heures par mois ». Autre point d’importance, l’exposition est plus dangereuse en milieu rural (où les émetteurs sont plus puissants) qu’en milieu urbain.

C’est un pas important qui vient d’être franchi. Car jusqu’à ce jour, les conclusions sur les éventuels dangers des champs électromagnétiques étaient contradictoires. Plus de 600 études ont en effet déjà été réalisées sur le sujet, dont la majorité financée par les opérateurs eux-mêmes ! Pour le Dr Sadetzki, « nous devons à la fois inciter les gens à utiliser plus systématiquement les kits main-libres, et ré-évaluer les normes en matière de téléphonie mobile. Une nouvelle technologie devrait rapidement être mise au point afin de réduire les risques de tumeurs liées aux radiations ».

— Source : American Journal of Epidemiology, 6 décembre 2007


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