Dangereuses, les lampes basse consommation ?

La question des lampes basse consommation ?

Les lampes « fluocompactes », tout d’abord encensées pour leurs mérites environnementaux, sont aujourd’hui suspectées d’être nocives pour la santé. Sachant qu’en 2012 on n’aura plus que des ampoules de ce type, faut-il frémir ?

Peut-être…

La Commission de sécurité des consommateurs (CSC) vient d’épingler ces lampes. Les reproches : elles contiennent du mercure, émettent des ondes  électromagnétiques, mais aussi des UV.

Peut-être pas…

A regarder de plus près le rapport du CSC, on se rend vite compte que le mercure n’est présent qu’en très faibles quantités (moins de 2 mg pour la plupart – mentionné sur les emballages avec le sigle chimique du mercure qui est Hg – quand le taux autorisé est de 5 mg). A titre de comparaison, nos vieux thermomètres, aujourd’hui interdits, en renfermaient 1 000 fois plus (2 g). Le vrai danger, donc, c’est la casse, car le mercure est volatil. Il est donc recommandé d’aérer immédiatement la pièce (mais pas d’aspirateur qui disperserait ces molécules dans l’air), puis de ramasser les débris, plus tard, avec du papier absorbant. Rien de tout ça n’a été fait ? On reste calme. La teneur en mercure dans l’air est maximale dans les 15 premières minutes et peut atteindre 45 μg/m3. En milieu professionnel, on tolère jusqu’à 50 μg/m3, 8 h/j, 5 j/semaine, et 11 mois/12 (rappelle la CSC). La vraie menace est environnementale : le mercure qui s’accumule est un polluant. D’où la nécessité de récupérer les ampoules dans des bacs de recyclage spécifiques (http://www.malampe.org & http://www.recylum.com)

Et les ondes ?

Au niveau de son culot électrique, la lampe émettrait 15 μT (microteslas), le seuil autorisé étant de 100 μT (microteslas). En comparaison, un sèche- cheveux à 3 cm de notre tête émet quelque 2 000 μT… Néanmoins, par précaution, la commission recommande de rester à plus de 30 cm des lampes, en particulier les personnes  qui portent des appareillages électriques (prothèses auditives ou pacemaker).

Enfin, les UV…

Oui, ces lampes produisent des UVB (responsables des cancers de la peau). Mais seulement quand elles sont entourées d’une seule enveloppe de verre ou si elles sont transparentes, notamment à la jointure du verre et du culot. Or, aujourd’hui, sur le marché, la plupart des lampes domestiques sont opaques. On vérifie donc leurs bases au moment de l’achat.

Adeline Laffitte, Charlène Favry


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