Conférence à Rennes sur l’ électro-hyper-sensibilité

Conférence sur les dangers des ondes électromagnétiques

L’association de collectifs Alter-ondes 35 lutte pour la protection des populations exposées aux nouvelles technologies. A la veille d’une conférence sur le sujet, son président, Carl Chatagnon, revient sur les dangers des ondes électromagnétiques.

Le Mensuel : Vous organisez demain, en présence du professeur Dominique Belpomme et du docteur Pierre Le Ruz, une conférence sur l’ électro-hyper-sensibilité (EHS). Concrètement, qu’est-ce que ce « phénomène » ?

Carl Chatagnon : L’ électro-hyper-sensibilité rend hypersensible aux ondes électromagnétiques. Cette maladie touche 5 % des gens dans les pays occidentaux. Cela se traduit généralement par des picotements autour de la bouche et des yeux, mais certaines personnes peuvent ressentir jusqu’à une perte de la concentration et de la mémoire. En général, l’EHS touche davantage les femmes et les personnes dans la cinquantaine. Les jeunes, cependant, commencent à être touchés. Et si on ne fait rien, bientôt 20 % de la population pourrait être concernée. A terme, on risque même la pandémie.

La Suède reconnaît l’ électro-hyper-sensibilité comme un handicap. En Angleterre, il s’agit d’une maladie. En France, elle n’a aucun statut. Les conséquences sur la santé sont-elles si préoccupantes ?

Totalement. D’autant qu’il y a plusieurs phases. Certaines personnes sont tout simplement intolérantes. Le seul moyen d’être tranquille est de se soustraire à ces champs électromagnétiques – ce qui est, aujourd’hui, très difficile au vu du nombre d’ondes en circulation. L’EHS empêche de vivre correctement. Elle provoque aussi des troubles du sommeil, de la dépression, de la tachycardie.  Mais les conséquences sur le long terme pourraient s’avérer bien plus graves : il y a des risques de cancers, de leucémies. Et cela ne touche pas que les personnes intolérantes. Cela concerne tout le monde.

Mais pourquoi ne pas lutter contre ce handicap ?

Parce qu’il y a une collusion entre les dirigeants et les industriels. Il y a un vrai lobbying. Le plus révoltant, c’est que techniquement parlant, on a les moyens de lutter. On pourrait, par exemple, réduire les normes de puissance des champs électromagnétiques. Elles oscillent actuellement entre 28 et 61 volts par mètre, alors qu’une résolution du Conseil de l’Europe, votée l’année dernière, fixe le seuil de prévention à 0,6 volt. Mais ce grand changement coûte cher aux opérateurs, qui font donc bloquage pour son application. D’autres initiatives ont été prises. Le lycée Rosa Park de Rostrenen (22) projette notamment d’enlever le wifi pour revenir au filaire. Il faut supprimer tout ce qui est supprimable. C’est inéluctable.

Pratique : Conférence le 2 mars à 20h15, avenue Gaston Berger, à Rennes, sur le campus de Villejean, amphi Chateaubriand. Participation libre.


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