Les radiofréquences et l’Afsset

Radiofréquences

Le développement des technologies radiofréquences et leurs applications associées – c’est-à-dire utilisant des champs électromagnétiques dont la gamme de fréquences est comprise entre 9 kHz et 300 GHz – s’est fortement amplifié ces 20 dernières années, avec l’apparition de nouvelles fonctionnalités pour la téléphonie mobile, l’essor des normes Bluetooth, du Wi- Fi et du WiMAX, etc. Les sources de champs électromagnétiques radiofréquences se multiplient, et s’accompagnent de multiples questions en termes d’utilisation, de métrologie, d’effets biologiques et cliniques, d’épidémiologie, de réglementation et de sciences humaines et sociales ainsi que d’inquiétudes diverses, en fonction des applications considérées, portant notamment sur leurs possibles impacts sanitaires. Les recherches scientifiques se sont poursuivies dans ces différents domaines.

L’Afsset a expertisé à plusieurs reprises le domaine des effets sanitaires des champs électromagnétiques radiofréquences, avec la publication d’avis et de rapports d’expertise collective en 2003 et 2005 sur la téléphonie mobile et en 2009 sur les systèmes d’identification par radiofréquences (RFID). A la demande de ses ministères de tutelles, l’Afsset présente ici une mise à jour des connaissances scientifiques relatives à l’ensemble des applications utilisant des champs électromagnétiques radiofréquences, hors RFID.

L’Afsset a été saisie le 14 août 2007 par les ministères en charge de la santé et de l’environnement afin de publier un document à jour des connaissances scientifiques et d’actualiser son avis sur les effets biologiques et sanitaires de la téléphonie mobile, et de l’étendre à l’ensemble du domaine des radiofréquences.

Il était demandé à l’Agence de porter une attention particulière aux signaux identifiés dans ses précédents rapports (2003 et 2005), concernant notamment la modification de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, une étude épidémiologique sur le risque de neurinome associé à l’usage du téléphone mobile, ainsi que le développement et le déploiement de nouvelles technologies (Wi-Fi, télévision mobile personnelle, etc.). Par ailleurs, il était préconisé d’identifier avec la plus grande attention les préoccupations de la société civile et de contribuer ainsi au débat public sur ce thème.

Méthodologie :

Le groupe de travail « radiofréquences » coordonné par l’Afsset a été constitué au cours de l’été 2008, suite à un appel à candidatures public. Ce groupe de travail multidisciplinaire est constitué d’experts dans les domaines de la médecine, de la biologie, de la biophysique, de la métrologie des champs électromagnétiques, de l’épidémiologie ainsi que des sciences humaines et sociales.

L’originalité de ce travail d’expertise collective réside notamment dans :

l a prise en compte de l’ensemble des radiofréquences, et non pas seulement la téléphonie mobile ;
le regard porté sur la question de l’hypersensibilité électromagnétique ;
la multidisciplinarité du groupe de travail qui intègre notamment des experts du domaine des sciences humaines et sociales ;
la présence d’un observateur du milieu associatif au sein du groupe de travail.

Pour réaliser cette expertise, le groupe de travail s’est appuyé sur une très large revue de la bibliographie scientifique internationale complétée par de nombreuses auditions d’associations, d’experts et de personnalités scientifiques.

L’actualisation de cette expertise collective a reposé sur l’analyse d’un très grand nombre d’études, dont la majorité a été publiée au cours des cinq dernières années. La validité de ces études a été analysée et n’est pas toujours acquise. Les données issues de la recherche expérimentale disponibles n’indiquent pas d’effets sanitaires à court terme ni à long terme de l’exposition aux radiofréquences. Les données épidémiologiques n’indiquent pas non plus d’effets à court terme de l’exposition aux radiofréquences. Des interrogations demeurent pour les effets à long terme, même si aucun mécanisme biologique analysé ne plaide actuellement en faveur de cette hypothèse.

La question de l’effet des radiofréquences suscite un débat scientifique actif, dans un contexte marqué par un déploiement technologique rapide. Il tient en particulier à l’absence de démonstration probante relative à l’existence d’effets non thermiques et à la persistance d’interrogations associées à la mise en évidence de différents effets sur les mécanismes cellulaires. Cette question s’inscrit aussi dans le cadre plus général des multi-expositions environnementales à de faibles niveaux et des effets sanitaires qui peuvent y être associés. Ce débat scientifique suppose pour être tranché la poursuite de travaux de recherche s’appuyant sur des méthodologies adaptées.

Dans ce contexte incertain, l’Agence souligne néanmoins que dès lors qu’une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée, en particulier par la mise en oeuvre des meilleures technologies disponibles à des coûts économiquement acceptables.

Ce potentiel de réduction existe s’agissant de l’exposition aux radiofréquences. Il peut concerner par exemple le recours à des téléphones mobiles de faible DAS, l’abaissement des niveaux d’exposition dans les zones présentant les intensités les plus fortes, la mutualisation des émetteurs, ou encore l’usage modéré des technologies sans fil.

Source : http://www.afsset.fr/index.php?pageid=2456&parentid=424

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