Inquiétude sur l’installation de 16 antennes relais en Tarentaise

Seize antennes relais du réseau GSM ferroviaire sont en cours d’implantation en Tarentaise.

Seize antennes de près de trente mètres de haut sont en cours d’implantation le long de la voie ferrée entre Albertville et Bourg-Saint-Maurice. Il s’agit de la partie tarine du futur réseau GSM ferroviaire qui sera en service fin 2013. Synérail vient de remporter un contrat de partenariat public-privé d’un montant de 1,4 milliard d’euro.

Cependant en Tarentaise, on n’en veut pas et la population entend bien faire capoter ce projet afin de préserver le paysage et leur santé. L’association « Antenne Tarentaise Pollution (ATP) » vient d’être créer pour amplifier et organiser la contestation dans la vallée contre l’instalation des 16 antennes relais en Tarentaise.



C’est inadmissible car les travaux d’implantation de ces antennes GSM ont commencé dans la plus grande discrétion à l’automne dernier. Et personne n’était au courant. La municipalité de Bourg-Saint-Maurice avait bien voté un avis défavorable au permis de construire, sauf que la Préfecture de Savoie est passée outre.

L’ATP a demandé aux pouvoirs publics  de mettre en place une étude sur les impacts sanitaires.  L’ATP rajoute qu’elle demandera une contre-expertise au Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques non ionisants (CRIIREM). On a des doutes sur l’indépendance de l’agence régionale de santé (ARS) », ajoute Daniel Buffart-Moret.

La France mauvais élève de l’Europe en matière d’exposition électromagnétique

Tout n’est effectivement pas si simple dès que l’on parle d’impact sanitaire des champs électromagnétiques. D’un côté la norme française a comme valeur maximale d’exposition 61 V/m ; de l’autre, le Conseil de l’Europe préconise, dans sa résolution 1815 du 27 mai 2011, une limitation d’une valeur de 0,6 V/m. C’est donc 100 fois moins que la norme française actuelle.

L’OMS a classé les ondes électromagnétiques dans la catégorie 2B concernant les risques cancérigènes. Cette catégorie comprend entre autre l’amiante, le plomb, le bisphénole A… » Du côté du Conseil de l’Europe, on prend la situation très au sérieux : « il faut appliquer le principe de précaution et revoir les valeurs seuils actuelles, car le fait d’attendre d’avoir des preuves scientifiques et cliniques solides avant d’intervenir peut entraîner des coûts  sanitaires et économiques très élevés, comme ce fut le cas dans le passé avec l’amiante, l’essence au plomb et le tabac. » Pour ne rien arranger, la Tarentaise se situe, selon l’ATP, sur un territoire atypique en matière d’exposition aux champs électromagnétiques, avec une exposition moyenne de 5 V/m.

 

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