Inégalité face à l’exposition aux ondes électromagnétiques en entreprise

Inégalité face à l’exposition des ondes dans son travail

Tous les travailleurs n’ont pas les même disposition face à l’exposition aux ondes électromagnétiques en entreprise. En effet, pour travailler certains salariés sont exposés quotidiennement aux champs électromagnétiques : caissière, agent de sécurité, conducteur de taxi, personnels hôspitaliers, agent EDF, installateur d’antennes relais, soudeur, salariés soumis aux ondes électromagnétiques de quelque sorte….

Les conducteurs de métro Parisiens en font aussi partie. Un conflit oppose actuellement les élus du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la RATP et la direction de la Régie car cette dernière bloque la réalisation d’une expertise indépendante sur les effets des ondes électromagnétiques sur les salariés de la RATP.

« Nous avons besoin d’un diagnostic transparent, déclare Pascal Lepetit, élu SUD. Nous souhaitons que des mesures du spectre d’exposition soient réalisées dans des conditions réelles, c’est-à-dire dans la durée, pas en laboratoire. Que se passe-t-il quand deux trains se croisent ? Aux heures de pointe quand tout le monde téléphone en même temps ? »

Dans le métro, les antennes se sont multiplier dans les couloirs et sur la « loge » du conducteur. Ces antennes pemettent un tas de chose comme communiquer avec le PC central, localiser les trains, contrôler la vitesse, la maintenance. Et d’autres permettent aux passagers d’utiliser le téléphone portable pendant leurs trajets. Le tout dans l’environnement confiné des sous-sols parisiens.

Pour la RATP, qui a réalisé ses propres mesures, les résultats mesurés ont toujours été inférieurs aux normes en vigueur, soit 41 V/m pour la 2 G (GSM). Hors à l’heure où l’on expérimente enfin concrètement le 0,6 Volt/mètre, le principe de précaution implique que des mesures d’impacts fiables et crédibles soient réalisées. `

En conséquence, le 30 septembre 2011,le CHSCT a demandé une expertise indépendante soit réalisée. Mais à la surprise générale, la direction de la Régie n’a pas l’intention de la faire. Et depuis le dialogue s’est tendu.

Pourtant une étude commanditée par EDF  et réalisée sur plus de 220 000 salariés a démontré les liens existants entre la surexposition aux champs très basse fréquences et l’apparition de cancers chez les professionnels. D’autres études plus récentes soulignent de leur côté le lien avec le développement de maladies neurodégénératives.

 

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